La fin du world ou zi end of the monde!
Disons que dehors, là, c’est juste un peu la fin du monde mais on fera comme si on n’avait rien vu. D’accord? Hein? Dis, hein? C’est la java des pots de fleurs, c’est la fête aux terrasses arborées, yen a plus pour des lustres et tout le monde fait comme si c’était juste une journée de pluie avec du vent! Du zeph… putain!! mes couilles!… dire que j’étais obligé de tenir mon bonnet pour pas qu’il valse lui aussi! Un bonnet! Oui ma bonne dame! Pas une casquette! Faut le faire! Faut-y que ça souffle à décorner les cocus! Tiens, rien que là, pendant je tape ce truc que personne-ne-lira-comme-d’hab ya un truc qui vient descendre 4 ou 5 étages et qui vient d’atterrir dans la cour. En plus, je suis sous les toits! J’entends les bourrasques fouetter les murs avec un bruit sourd et continu dans les graves. J’ai l’impression d’habiter dans un caisson de basses. Et puis les volets-trappes des cheminées qui font claclakk-klakk sans arrêt. Je sens que la nuit va être longue. Et je ne parle pas des trombes de flottes qui viennent fouetter le plaquage zinc du toit, c’est à dire mes murs. Ya pas grand chose qui tient ces trucs-là. Des clous, un peu de soudure et juste en dessous, des bouts de bois chevillés ou cloués! Je l’ai vu! Quand ils sont venu refaire la toiture il ya deux ans! Des poutrelles marron foncées à cause de l’âge et entre, du plâtre, rien que du plâtre jeté qui ne rempli même pas tout l’espace. A mon avis, le mec qui à plâtré ce toit est mort dans les tranchées. C’est là que j’habite, et il paraît même que les fils de pute à crever d’urgence de l’immobilier parisien vendent les derniers étages à prix d’or.
Voilà, comme dirait un grand chef indien: « j’ai parlé! »
Allez…